Auguste Bartholdi

Architecte de la lumière, Auguste Bartholdi voit le jour dans une famille marquée par une perte précoce : son père s'éteint alors qu'il n'a que deux ans. Sa mère, femme de caractère et d'ambition, quitte l'Alsace pour Paris, emportant son fils dans la capitale. Le jeune Auguste, nourri des valeurs d'effort et de persévérance, poursuit ses études au lycée Louis-le-Grand, où il obtient son baccalauréat, avant de se consacrer pleinement à l'art sous la conduite de l'illustre peintre Ary Scheffer et du sculpteur Antoine Etex (septième division).

Ce double apprentissage, où se croisent lignes et volumes, marque les prémices d'une vocation qui ne cessera de grandir. À vingt-deux ans, il signe son premier grand ouvrage : un monument en l'honneur du général Rapp, figure emblématique de sa ville natale, Colmar. En 1871, alors que la France se remet des cicatrices laissées par la guerre, Bartholdi se dirige vers l'Amérique, avec une ambition démesurée : y ériger un colosse d'espérance. C'est alors qu'il entre dans la légende.

Initié à la Franc-maçonnerie en 1875 dans une loge parisienne, il entreprend l'œuvre de sa vie : La Liberté éclairant le monde. Dans son atelier parisien de la rue Vavin, pièce par pièce, s'élabore cette œuvre monumentale qui, à l'issue de nombreuses années de travail, deviendra un symbole universel. Inaugurée en 1886 à l'entrée du port de New York, la Statue de la Liberté se dresse comme un phare de fraternité entre les peuples et de lumière contre l'oppression. Une réplique réduite de cette majestueuse statue veille aujourd'hui sur la Seine, sur l'île aux Cygnes.

Auguste Bartholdi a ainsi semé dans le monde des monuments, des pierres dressées en hommage aux héros, aux idées et aux combats qui façonnent l'humanité. À Colmar, la maison qui l'a vu grandir est désormais un musée dédié à sa mémoire.

Tombe du sculpteur Auguste Bartholdi au cimetière du Montparnasse à Paris
Tombe d’Auguste Bartholdi, cimetière du Montparnasse.

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